Exposition au Tympan de Goujounac jusqu’au 22 février
« La Perception du Changement »
Une réflexion artistique inspirée par les conférences de Henri Bergson à l’Université d’Oxford (1911)

L’exposition « La Perception du Changement » réunit les œuvres de trois artistes femmes contemporaines : Birgit Wilde, Shirley Cambonie et Charlotte Krinke autour de l’exploration d’une question philosophique essentielle : comment le concept de changement se traduit-il dans la matérialité de l’art ?
Le travail de Birgit Wilde et de Shirley Cambonie, à travers leurs approches conceptuelles, et Charlotte Krinke à travers ses graphiques dialoguent avec ces idées bergsoniennes. Leurs œuvres ne cherchent pas simplement à représenter le changement, mais à l’incarner, à en explorer les nuances invisibles, à questionner ce qui échappe à notre perception immédiate.
Cette exposition interroge ainsi la frontière entre la matière et l’idée, la sensation et la pensée. Comment, à travers l’art, la matière se fait-elle le support d’une réflexion qui dépasse le visible ? Comment, au-delà de l’intuition, les œuvres artistiques invitent-elles à une méditation sur l’éphémère et l’infini du changement ?
« La Perception du Changement » devient un espace où l’art, la philosophie et la métaphysique se rencontrent et se nourrissent mutuellement.

installation – bois, miroir et céramique
La fin et le commencement. L’installation invite aux changements de perspectives. Elle implique le déplacement de l’observateur qui, en trouvant la position relative à sa taille et sa place dans l’espace, découvrira le reflet de la forme s’enchevêtrer dans la pièce en bois.
‘Il est vrai que, lorsque je regarde ma main allant de A en B et décrivant l’intervalle AB, je me dis : « l’intervalle AB peut se diviser en autant de parties que je le veux, donc le mouvement de A en B peut se diviser en autant de parties qu’il me plaît, puisque ce mouvement s’applique sur cet intervalle » Ou bien encore : « à chaque instant de son trajet, le mobile passe en un certain point, donc on peut distinguer dans le mouvement autant d’étapes qu’on voudra, donc le mouvement est infiniment divisible. » Mais réfléchissons-y un instant. Comment le mouvement pourrait-il s’appliquer sur l’espace qu’il parcourt ?’
‘La perception du changement’ Henri Bergson’

céramique, métal

‘De fait, il serait aisé de montrer que, plus nous sommes préoccupés de vivre, moins nous sommes enclins à contempler, et que les nécessités de l’action tendent à limiter le champ de la vision.’
‘La perception du changement’ Henri Bergson